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«N’an neus ket en Breiz, n’an neus ket unan, n’an neus ket eur Zant evel
Zan Erwan»,
«Il n’y a pas en
Bretagne, il n’y en a pas un seul, il n’y a pas un saint pareil à Saint-Yves».
C’est le
plus grand des saints bretons. Yves Hélory est né à Kermartin en
1253. Il étudie la théologie et le Droit à l’Université de
Paris, sous l’égide de St Thomas d’Aquin. Puis il part à Orléans
pour étudier le droit civil. Dès l’âge de 27 ans, Yves se voit
confier la mission d’official (juge ecclésiastique) à Rennes,
puis à Tréguier. Il abandonne cette charge pour devenir simple
recteur de Trédrez puis de Louannec. A la mort de ses parents,
il hérite du domaine de Kermartin, qu’il transforme en hospice
et il y soigne lui-même les malades. Il devient rapidement le
défenseur infatigable des pauvres et des malheureux. Il meurt en
son manoir de Kermartin en 1303. Il est canonisé très
rapidement, en 1347, par le Pape Clément VI. Il est le saint
patron des avocats du monde entier, des pauvres, miséreux et
orphelins.
Chaque année, le 3ème dimanche de mai, les
rues, les fenêtres, les balcons de Tréguier s'ornent d'aromes,
de bannières et de messages afin d'accueillir les milliers de
pèlerins. Cette ferveur populaire fait du Pardon de Saint-Yves
l'un des plus suivis de Bretagne. La procession qui suit la
Grand Messe déambule dans les petites rues bordées par une foule
de spectateurs, croyants ou simples curieux venus s'imprégner de
la culture et des traditions trécorroises.
Prêtres, avocats en robe et fidèles forment un
cortège de plusieurs centaines de mètres se dirigeant au son des
bignous et bombardes vers Minihy-Tréguier, commune natale de
Saint-Yves |
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